Intégration et régression

Contrairement à d’autres tests de personnalité, l’Ennéagramme n’a pas vocation à enfermer les individus dans des catégories.

Au contraire, le but est de se libérer de ses comportements caricaturaux pour évoluer vers la meilleure version de soi-même.

Deux concepts clés de l'Ennéagramme : "intégration" et "régression"

En se plongeant dans les concepts  d’«Intégration » et de « Régression », vous pourrez explorer toutes les facettes de votre personnalité et vous épanouir davantage.

Qu'est-ce que l'intégration ?

Ce terme typique du vocabulaire de l’Ennéagramme, désigne un état très positif du « moi »

Les moments d’intégration correspondent aux périodes de stabilité, de sécurité, où l’on se sent au meilleur de soi-même. C’est la manière dont votre personnalité s’exprime en zone de confort. En harmonie avec soi et en cohérence avec ses valeurs, un individu en intégration est prêt à évoluer, à se développer positivement. 

Cette phase d’intégration peut durer quelques heures, plusieurs jours ou bien être l’état habituel dans lequel une personne peut se trouver (la chance !). Dans ce dernier cas, il se trouve dans l’état le plus sain et équilibré de sa personnalité et peut exprimer toutes ses qualités.

 

Qu'est-ce que la "régression" ou la "désintégration" ?

C’est bien simple, c’est l’inverse de l’intégration ! La régression (aussi appelée « désintégration » dans le vocabulaire de l’Ennéagramme) correspond à un état négatif du « moi ». 

 

Cette situation peut avoir de nombreuses origines : problèmes de santé, soucis au travail, conflits avec des proches, difficultés économiques… 

 

Lorsqu’un individu est soumis à un stress léger ou important, il va avoir tendance à se rabattre sur ses mécanismes connus et réagir de manière caricaturale. Plus l’individu se met en quelque sorte « en pilotage automatique », plus il entre en phase de « régression ». Dans ce cas, il ne se sent plus en harmonie avec lui-même et adopte mécaniquement des comportements néfastes. 

L’Ennéagramme, un modèle très utile pour prédire les réactions

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi pouvaient bien servir toutes ces étranges flèches au centre de la figure de l’Ennéagramme ? 

 

C’est justement ici qu’elles entrent en jeu.

 

 

L’Ennéagramme est un modèle dynamique extrêmement puissant : il prédit les comportements développés en cas d’intégration ou de désintégration. Il suffit de suivre les flèches qui partent ou qui arrivent vers son type de personnalité  ! 

Comment ces flèches fonctionnent-elles ?

 Lorsqu’un individu s’intègre, il commence par manifester les forces et les qualités de son type principal.

 Puis, s’il continue de s’intégrer et de se développer, alors il ajoute progressivement à son répertoire les caractéristiques positives d’un autre type de l’Ennéagramme, celui désigné par la flèche d’intégration.

C’est comme un bonus : voilà des qualités en plus !

 

La flèche d’intégration part de votre profil principal et va vers un autre profil dont vous intégrez les aspects positifs. 

Prenons par exemple une personne de type principal Sept - l’Enthousiaste.
Lorsqu’elle se sent en zone de confort, elle va « s’intégrer » et ajouter à ses propres qualités les avantages du profil Cinq - le Penseur. Ce qui veut dire que lorsqu’elle est en harmonie avec elle-même, elle va non seulement être optimiste mais également plus réfléchie, plus concentrée et plus profonde.

A l’inverse, lorsqu’un individu subit un stress intense, il manifeste d’abord les défauts et faiblesses de son type principal. 

Puis, si le stress empire, il additionne alors à ses défauts les aspects les plus négatifs d’un autre type de l’Ennéagramme, celui désigné par la flèche de « régression ». 

Cette fois, c’est comme un malus : plus on va mal, plus on ajoute des comportements négatifs à sa palette de réactions possibles !

 

La flèche de régression part de votre profil principal et va vers un autre profil dont vous intégrez les aspects négatifs. 

 

Prenons cette fois l’exemple d’une personne de type principal Deux - l’Altruiste.
En cas de stress majeur, elle va «régresser» et ajouter à ses propres défauts les comportements néfastes du type Huit – le Chef Protecteur. Elle devient alors envahissante et possessive, voire carrément dominatrice.